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Lutter contre la désertification médicale |
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C’est l’un des maux dont souffre la ruralité avec son cortège d’inégalités au regard de la santé, des soins et de ce service au public auxquels devraient avoir accès toute la population, d’égale façon. Déjà, la fermeture de nombreux « petits » hôpitaux ruraux pour raisons d’économies (elles se font souvent sur le dos des ruraux !) pénalise fortement les habitants des terroirs français obligés de faire des kilomètres supplémentaires pour se soigner.
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Aujourd’hui, force est de constater que les médecins et autres professions médicales commencent à manquer cruellement dans de nombreuses zones rurales. Les raisons de cette désertification sont multiples : démographie médicale en chute libre, conditions d’exercice difficiles, surcharge de travail en raison de l’augmentation de la clientèle (corollaire inévitable de la baisse du nombre de médecins), enclavement des villages, flambée du prix des carburants, etc.…
Les conséquences directes et indirectes sont multiples : inégalité d’accès médical pour la population, perte de l’égalité des chances devant la santé, risques accrus des complications, délais de réactivité plus longs, fragilisation psychologique,… |
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De plus, l’absence ou la disparition des services vitaux (comme la médecine) et/ou publics dans les villages provoquent départs et désertification des villages avec d’énormes répercussions économiques tant pour la vie collective que privées. Les finances et les circuits commerciaux se tarissent, les équipements et investissements s’amenuisent par manque d’argent : les villages meurent et les territoires sont abandonnés. Le risque majeur devient alors les délocalisations vers … les centres urbains ; c’est l’exode rural et l’appauvrissement, humain et économique de nos terroirs !
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Pour relancer la médecine rurale, CPNT veut :
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Elargir le
numerus clausus
pour disposer
d’un nombre
accru de
médecins pour
répondre aux
manques dans les
zones rurales.
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Inciter les
médecins, ainsi
que les
pharmaciens et
infirmières, à
s’installer en
milieu rural
Par des mesures de
défiscalisation,
d’allégement de
charges et des
tarifs
préférentiels.
Par
l’organisation de la
PDS et des gardes de
nuit, par un
traitement
spécifique de
l’urgence en liaison
avec le « 15 ».
Par la mise à
disposition par les
communes, soutenues
par l’Etat, de
locaux et de
logements, ceci sur
une longue période.
Au nom de l’égalité
des citoyens et de
la solidarité, ces
frais locaux
devraient être pris
en charge par l’Etat
et autres
Collectivités en
raison de leurs
compétences sociales
et d’aménagement du
territoire pour ne
pas assommer les
communes souffrant
déjà de cette
déprise rurale ! |
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Créer des antennes médicales rurales
En associant plusieurs communes et en fonction des spécificités géographiques, ces antennes seraient gérées comme les « ruches d’entreprises », par les communes ou l’intercommunalité, avec locaux, personnels, véhicules, matériels,…
Les médecins participeraient sous forme de vacations (système existant pour les pompiers, par exemple), à tour de rôle. Ces vacations seraient également prises en charge par l’Etat ou les collectivités toujours au nom de la solidarité et de l’égalité des chances. Ce système permettrait en outre de soulager les autres médecins en cas de soins urgents, notamment en période de vacances et d’afflux de touristes dans ces zones rurales très attractives.
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Faire participer les hôpitaux au système
Ainsi, les hôpitaux les plus proches pourraient eux aussi contribuer à cette véritable solidarité et action d’aménagement du territoire en mettant à disposition des personnels (stagiaires, internes, spécialistes,…) en fonction des besoins. Cette action aiderait à la formation médicale continue ainsi qu’à celle des étudiants internes et externes.
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Développer les moyens de communication
Tous doivent être mis en place et développés pour assurer enfin une couverture totale du territoire tant pour la téléphonie mobile que pour Internet ou pour la vidéo transmission. En effet, il est impensable, et scandaleux, que des zones entières – certes reculées – de notre territoire ne soient pas couvertes par ces réseaux, ce qui met en danger les populations qui y vivent car, en cas de problèmes, elles ne peuvent prévenir quelqu’un que trop tardivement !
Ces moyens, indispensables pour la médecine en zone rurale, sont tout autant indispensables pour la vie en général. Une telle organisation spatiale profiterait ainsi à tout le monde.
Par ailleurs, une telle mise en commun des moyens, sur place avec la création de cette structure associant tous les corps de santé, médicaux et paramédicaux avec la participation des services sociaux et d’aide locaux permettra d’assurer et d’organiser au mieux le maintien à domicile des personnes âgées, si attachées à leur village qu’elles n’auront plus à quitter.
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Assurer la présence des services publics hospitaliers et médicaux sur tout le territoire avec un accès égal et sécurisé pour tous. |
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Interdire la fermeture des hôpitaux ou cliniques rurales. |
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Développer un important programme de maintien et relance de la médecine spécialisée, notamment pédiatrique, en zones rurales. |
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Aider à trouver des remplaçants et des repreneurs en cas de cessation d’activité.
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